Sortir de l'extrême pauvreté grâce à l'ABC

Le 17 octobre est la Journée mondiale du refus de la misère. L'objectif est que tous les êtres humains puissent mener une vie digne. Connexio develop y contribue également en aidant des femmes congolaises à apprendre à lire et à écrire.

Notre monde connaît un niveau de développement économique, de moyens technologiques et de ressources financières sans précédent. Pourtant, des millions de personnes vivent dans l'extrême pauvreté. Selon la définition de la Banque mondiale, une personne est extrêmement pauvre si elle dispose de moins de 2,15 dollars américains par jour. Dans cette approche, le pouvoir d'achat du dollar américain est converti en pouvoir d'achat local. Mais la pauvreté est bien plus qu'un simple problème économique.

Quand la pauvreté viole les droits de l'homme

Les personnes qui vivent dans l'extrême pauvreté sont confrontées à de nombreux désavantages qui se renforcent mutuellement. Elles sont empêchées de défendre leurs droits et sont maintenues dans leur pauvreté. Les conditions de travail dangereuses, l'insécurité des logements et le manque d'aliments nutritifs, mais aussi l'accès inégal à la justice, le manque de pouvoir politique et l'accès limité aux soins de santé sont autant de désavantages. L'extrême pauvreté entraîne une violation des droits et de la dignité des personnes. Mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes et partout est donc le premier objectif de l'Union européenne. Agenda pour le développement durableLa Suisse s'y engage également.

 

ABC central

Les causes de la pauvreté sont souvent aussi ses conséquences. Dans les familles très pauvres, le temps et la force manquent généralement pour aller à l'école. La pauvreté empêche l'éducation. Mais à l'inverse, l'éducation peut contribuer à surmonter la pauvreté. Savoir lire et écrire ouvre de toutes nouvelles possibilités de participer à la vie et de défendre ses droits. C'est ce que racontent les femmes qui ont participé à un Projet d'alphabétisation dans la région de Kindu, à l'est de la République démocratique du Congo.

Contribuer au revenu

Marie-Berthe constate : "Ma pensée s'est ouverte. Et mon mari me traite avec respect et m'implique". Avant, elle n'était bonne à rien aux yeux de son entourage. "C'est mon mari qui achetait le savon, en cas de maladie, c'est lui qui payait. Si un jour il n'avait pas d'argent, nous restions sur notre faim. Mais maintenant, je peux faire des beignets et les vendre. Que mon mari ait de l'argent ou non, je prépare de la viande pour nous. Avant, je ne pouvais pas contribuer activement aux revenus".
Charlotte affirme : "J'étais abattue de devoir chercher de l'aide auprès des autres tous les jours. Maintenant, je peux tout faire moi-même, je me tiens debout et j'apporte ma contribution à ma famille et c'est ça la vie".

Conditions de vie précaires

Les quelque 50 à 80 participantes au projet vivent chaque année dans une région en proie à des conflits. Elles doivent subvenir aux besoins de leur famille et sont en outre exposées à un risque élevé d'être victimes de violences. La plupart des femmes sont issues de milieux très pauvres et n'ont jamais pu aller à l'école. Dans les cours, elles apprennent à lire et à écrire, mais aussi à coudre, à faire de la pâtisserie et à fabriquer du savon afin de générer un revenu.

Obstacles et plans d'expansion

Le parcours éducatif des femmes est parfois semé d'embûches. Environ 20 à 30% des femmes abandonnent les cours. Le voyage peut s'avérer trop compliqué ou trop cher. La situation familiale ou la grossesse peuvent rendre impossible tout déplacement aussi lointain. "Mais nous voulons toujours être attentifs, car l'absence peut aussi être un indice de la situation psychosociale de la femme", fait remarquer Blanchard Ayinza Boke, qui coordonne le projet. On réfléchit actuellement à l'extension géographique du programme. Ainsi, beaucoup plus de femmes pourraient en bénéficier.

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Image de contribution : Femme au tableau

Nicole Gutknecht, Connexio develop / Sources : Rapport de Blanchard Ayinza Boke, Photo : Jean-Paul Dietrich
Autres sources :
Nations unies
Conseil de l'Europe
Forum sur la lutte contre l'extrême pauvreté

Journée mondiale du refus de la misère
 

La Journée mondiale du refus de la misère est née d'une initiative du prêtre Joseph Wresinski et de 100 000 autres personnes qui se sont rassemblées le 17 octobre 1987 sur la place du Trocadéro à Paris pour exprimer leur "non" à l'extrême pauvreté et appeler l'humanité à s'unir pour défendre les droits de l'homme. Depuis 1992, la Journée mondiale est célébrée chaque année le 17 octobre.

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Nicole Gutknecht
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